Immigration : le crime de la social-démocratie

C’est le sujet qui traverse notre actualité depuis des mois, et depuis autant de temps, il cristallise également toute l’horreur et la bêtise du socialisme et de sa petite sœur : la social-démocratie. Ce sujet, c’est l’immigration et l’horreur qui va avec, c’est bien entendu les vagues de racisme qui accompagnent celles des migrants, d’où parfois, on repêche les morts.

Cela fait quelques temps que je ne regarde plus les reportages, que je ne lis plus les articles s’y rapportant. Je trouve insupportable d’apprendre qu’on découvre 40 morts dans le camion d’un passeur européen, que la marine italienne récupère des centaines de cadavres dans « notre mer » ou que les flots charrient parfois sur les plages espagnoles des familles entières qui ne respireront plus jamais.

J’ai travaillé il y a quelques années durant plusieurs mois en Afrique et je ne cesse de me dire que cela pourrait-être l’une des personnes que j’ai rencontré là-bas, eux qui voulaient tant que leurs enfants puissent recevoir une éducation en Europe, bien conscients des limites et des problèmes de leur système scolaire, sans aborder le sujet de la kleptocratie institutionnalisée de leurs États. Je frémis à l’idée d’apprendre un jour que tel ou tel ami, avec lequel j’ai partagé bières, plats de riz et anecdotes sur fond de rumba congolaise dans la chaleur moite de la brousse, est mort, échoué sur nos plages, parce qu’on considère chez nous que ces gens représentent un danger. Je n’irai pas jusqu’à dire que cette idée m’empêche de dormir, mais elle me donne mal au ventre et ne fait que nourrir le désaccord profond, presque la haine, qui grandit en moi pour le système « social » qui est le nôtre aujourd’hui.

Soyons clair : le racisme n’est pas une question de positionnement gauche/droite en politique. La gauche, contrairement à ce qu’elle clame, à un passif extrêmement lourd à ce sujet. La xénophobie, la méfiance envers l’étranger, le rejet de l’altérité n’est ni truc de Blancs occidentaux ni un idée moderne. Athènes avait ses Barbares, les Hutus leurs Tutsis et Levi-Strauss a parfaitement expliqué dans Race et histoire que « l’humanité s’arrête aux frontières de la tribu ». Le réflexe de méfiance envers l’inconnu et l’étranger est un héritage logique de l’évolution humaine. C’est un principe de sécurité et de sauvegarde de son cercle proche et de son groupe social. Dans une histoire de l’Humanité traversée de guerres et de rapines, la méfiance devient une vertu. Cette approche humaine, parfaitement compréhensible même pour le dernier des marxistes (ne se méfie-t-il pas des capitalistes?), n’a jamais signifié que le IIIème Reich était pertinent au regard de ce qu’est l’Humanité ou que les réactions de certains face au drame qui se joue aujourd’hui aux marges de nos frontières sont légitimes. La méfiance n’est ni la haine, ni le rejet. Avant l’été, le quotidien français Le Monde chiffrait à un peu moins de 1800 le nombre de morts en Méditerranée. Mais depuis la fin avril, combien de plus ? On est peut-être pas loin des 3000, rien que pour 2015. Depuis l’an 2000, c’est près de 25 000 personnes qui sont mortes dans cette mer, c’est comme si une petite ville de chez nous disparaissait de la carte. Et sur la terre ferme, combien meurent dans des camions, le long de barbelés ou d’épuisement dans un quelconque désert ? Beaucoup trop d’êtres humains sont sacrifiés sur l’autel de … de quoi au juste ? De notre protection sociale, rien d’autre.

Je m’explique. La xénophobie s’estompe au contact de l’Étranger, quand celui-ci devient moins inconnu et donc moins inquiétant. Si ce phénomène n’était pas vrai, on aurait jamais vu naître le commerce au long court, les groupes sociaux de taille importante et les Pogroms seraient quotidiens. Depuis la Route de l’ambre ou les comptoirs marchands Assyriens, les Hommes ont de tout temps traversés les routes et les cultures pour commercer avec des Étrangers. Ils ont du être accueillis malgré la crainte qu’ils pouvaient soulever. L’Humain est par définition un migrant. Un migrant d’Afrique pour l’Europe. Un migrant d’Europe pour l’Asie, un migrant d’Asie pour l’Amérique. Et de nouveau un migrant d’Europe pour « le Nouveau Monde ». Ce que nous défendons comme « culture » n’est jamais qu’un mélange de ce que nous avons pris chez les autres. La philosophie chez les Grecs, le droit chez les Romains, l’algèbre et les chiffres chez les Arabes, la religion chez les Sémites. Les migrations ont constamment enrichis l’Humanité, elles ont permis le transfert d’idées et de technologies d’un bout à l’autre de la planète. Les États-Unis, pays le plus riche et le plus prospère de notre époque, s’est construit, faut-il le rappeler, sur l’immigration.

Pourtant, tout semble coincer depuis près d’un siècle. Les vagues migratoires de juifs venus de l’Est au milieu du 19ième ont mené directement à « l’affaire Dreyfus » et au nazisme. Maurras n’est peut-être pas Hitler, mais la matrice commune de l’antisémitisme de cette époque, après l’anti-judaisme du moyen-age, était l’idée que l’ont retrouvait déjà chez Édouard Drumont et sa France Juive, de la manipulation de l’économie et donc du monde, par les juifs de la banque Rothschild. Cette obsession pour les juifs et la banque connaît aujourd’hui encore des échos tant à gauche qu’à droite dans la critique fallacieuse de la loi bancaire de 1973.

Mais aujourd’hui, ce racisme ne se limite pas aux juifs, il atteint tout le monde. Les couches populaires, les classes aisées, les descendants d’immigrés et les Européens de la 25ième génération. Pour un libéral, il témoigne surtout des erreurs gravissimes des États. On a déresponsabilisé les citoyens européens durant 4 ou 5 générations avec l’idée que l’État s’occuperait de tout pour vous : il vous protégerait en cas de maladie, en cas de perte d’emploi, il ferait en sorte de vous trouver un nouveau travail. L’État moderne, selon cette conception de l’organisation de la Cité, doit être stratège, il doit relancer l’économie, investir, construire des logements sociaux, être créancier et débiteur, responsable de tout et donc de rien. Ce phénomène ne fait que s’accélérer depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Près d’un siècle que les États promettent de régler tous vos problèmes alors que tout ne fait que s’empirer.

Or, que voit-on aujourd’hui, que cela soit dans le racisme anti-juif ou anti-blanc des banlieues françaises ou le racisme anti-immigration des autres couches de la population ? Toujours le même type d’arguments : l’Autre est un profiteur qui peut potentiellement contrôler nos vies. La faillite de l’État dans les missions qu’il s’était accordé, à l’encontre du bon sens philosophique libéral, a frustré des générations entières d’Européens qui aujourd’hui voient dans l’étranger, qu’il soit juif, européen de souche, musulman ou immigré, la raison de ses échecs, la raison de la faillite de l’État social. L’Européen moyen, s’il échoue à sortir de sa cité ou à recevoir autant de protection qu’il le juge nécessaire, c’est forcément parce que quelqu’un d’autre a pris sa place ou son argent.

Mais l’État social ne failli pas à cause des juifs, des fils et petits-fils d’immigrés ou des quelques milliers de personnes fuyant les guerres provoquées au demeurant par les Européens, l’État social faillit parce que c’est sa nature profonde. Il est inefficace, il est cher, il est frustrant pour les gens épris de liberté et ne supportant pas le contrôle permanent de nos dirigeants, mais en plus, il est maintenant frustrant pour les citoyens aux marges de la société que l’État moderne a créé, ou ayant peur de s’y retrouver. Des décennies de lavage de cerveau ont produit un effet catastrophique : au lieu de se retourner contre l’État oppresseur, ces mêmes citoyens se retournent aujourd’hui contre les immigrés.

L’État socialiste a insinué au plus profond de la plupart d’entre nous que seul lui pouvait nous protéger des aléas de la vie, et quand il échoue comme c’est manifestement le cas aujourd’hui, c’est forcément de la faute des autres : des riches, des capitalistes, des juifs ou des immigrés. Les riches peuvent s’enfuir dans une région moins liberticide. Les immigrés arrivent chez nous espérant un avenir meilleur. Mais l’État social à transformé la méfiance naturelle de l’Humain en haine radicale pour celui qui viendrait lui voler le pain de sa bouche. Les quelques journalistes ayant investigué chez les migrants de Calais l’ont pourtant montré : ce n’est pas « la misère du monde » comme le clame la gauche misérabiliste et la droite nationaliste qui arrive chez nous. Ce sont des potentiels travailleurs. Il s’agit en général d’hommes et de femmes jeunes, en forme, souvent diplômés, qui cherchent à aller en Allemagne, en Angleterre ou dans les pays scandinaves, là ou les possibilité de trouver un travail sont plus élevées que sous nos latitudes.

On ne peut pas accueillir toute la misère du monde ? Mais quel est le vrai problème en fait ? Qu’ils touchent à la caisse commune à laquelle ils n’ont pas participé. C’est bien le socialisme et la mentalité socialiste qui sont aujourd’hui responsables de ces morts. Les Étatistes devraient tous les avoir sur la conscience. Ils sont responsables des millions de morts de 14-18, des millions de morts de 39-45, ils sont responsables des camps de la mort, des Goulags, de la Révolution Culturelle, de la Révolution Islamique, ils sont responsables pour les Colonels Grecs et pour la faillite du même État 40 ans plus tard. Les étatistes, de gauche, de droite, démocrates ou non, gentils ou méchants sont tous, collectivement, responsables pour avoir partagé l’idée que les États et les élus providentiels allaient résoudre les problèmes des gens alors qu’ils ne font que les créer et les empiler. On reproche aux migrants de toucher des allocations alors que dans le même temps, on leur refuse un visa de travail, la reconnaissance de leurs diplômes et on crée un salaire minimum qui rend inemployables une grande partie d’entre-eux, quand on ne les place pas en prison. Du pur délire démagogue au nom de notre supposée protection sociale. La question du salaire minimum comme lutte anti-immigration n’a pas encore été soulevée par la presse francophone, mais les journalistes anglophones l’ont très bien compris, comme l’explique ces différents articles tirés de The Economist, du New-York Post ou du magasine libertarien Reason.

Aujourd’hui, tant ceux qui crient leur haine des immigrés en se réjouissant de leur mort que ceux qui, la bouche en cœur, voudraient « plus de solidarité », sont responsables de ces milliers de morts pour leur Foi en l’État, nouvelle religion séculaire à la mode.

Tant que l’on voudra un État social, ce qui implique des frontières et un contrôle strict des passagers clandestins (que leur impact sur l’équilibre des comptes soit fantasmé ou non, les quelques millions d’Euro qu’ils pourraient éventuellement toucher sont dérisoires en regard de la richesse produite en Europe), ces pauvres gens pourront bien mourir par milliers. C’est le prix à payer pour la sécurité sociale, que chaque étatiste qui me lit imprime bien ça dans son crâne.

Derniers hommages à quelques migrants. Le prix de ta sécu.
Derniers hommages à quelques migrants. Le prix de ta sécu, camarade !
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8 réflexions sur “Immigration : le crime de la social-démocratie

  1. J’en discutais pas plus tard qu’hier avec une amie. Une femme de gauche, social démocrate comme il faut, qui me disait la main sur le cœur qu’on ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde. Je lui ai tenu la même analyse que vous. Tout en dénonçant l’immigration et le dumping social à l’unisson, elle me disait qu’il fallait trouver une solution. Sa solution ? Créer une organisation chargée de se répartir les immigrés à travers le monde, en paquets cadeaux — que chacun y prenne sa part. A aucun moment elle ne s’est intéressée au sort des migrants, à leurs intentions, à leurs désirs, leurs projets. Voilà le discours d’une social-démocrate : les étrangers sont des ressources humaines qu’on peut se partager équitablement entre nous, une sorte de corvée qu’il faut veiller à répartir en parts égales. Et ces gens-là se disent humanistes.

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    1. Et elle oublie totalement l’arbitraire de la chose, les gens bougés contre leurs gré. Bref des gens déportés, ça ne rappelle rien à cette bonne dame…

      Mais j’ai déjà entendu ce genre de chose plusieurs fois. Comble de l’ironie, ce sont les mêmes qui pleureront sur le sort des familles déchirées une fois leurs bonnes idées misent en place.

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      1. vous supposez donc que les enfants seront séparés de leur parents, ce que ne faisaient pas les nazis. Il y a donc une différence…

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  2. Bonjour,
    J’ai plaisir à me promener sur des blogs qui proposent des analyses différentes de celles avec lesquelles je « flirte » habituellement. De ce point de vue, prisedechoux remplie sa mission avec brio: un développement logique contenant un argumentaire séduisant. Car, il faut le reconnaître, la carrosserie est toujours attrayante chez les libéraux. La mécanique -en particuliers le moteur- est en revanche tristement banale, fruit d’une industrie philosophique qui travaille l’occident depuis trois siècles et qui la dresse littéralement depuis cinquante ans.
    Prenons les choses dans l’ordre:
    -Si la forme a, comme je le disais, de quoi séduire, elle n’en demeure pas moins un reflet décoré du fond. Associer immigration contrôlée et Etat redistributif nourrissant le racisme dans une dynamique combinatoire n’a rien de nouveau. Prenez papa Hayek dans les années 70, qui dans une constatation semblable réorientée de manière positive, vente les mérites « de la lutte contre toutes les formes de discrimination basées sur l’origine sociale, la nationalité, la race, les convictions religieuses, le sexe, etc. qui a toujours constitué l’une des caractéristiques les plus fortes de la tradition libérale ». Rien de nouveau sur le soleil: le bronzage qui colore les peaux conduit toujours aux mêmes analyses bisounours, d’un des théoriciens du libéralisme contemporain à un blog orthodoxe qui se prend le choux dans le cimetière du socialisme.
    -Mais alors, pourquoi la carrosserie brille toujours autant si elle se contente de réchauffer du surgelé? Tout simplement parce-qu’elle est éblouissante! Et oui, regardez là de près et osez la critiquer, le schéma s’enclenche automatiquement et vous voilà conduit sur le tapis rouge de la barbarie. Vous défendez les frontières? C’est que vous êtes différencialiste! Vous êtes différencialiste? C’est que vous êtes xénophobe! Vous êtes xénophobe? C’est que vous êtes raciste! Vous êtes raciste? C’est que vous êtes fasciste! Vous êtes fasciste? C’est que vous bricolez en cachette des chambres à gaz dans votre jardin en attendant le retour du Führer! Et oui, pas facile de discuter la logique libérale sans passer pour un génocidaire refoulée car l’orchestre de la pensée unique est toujours près à vous digérer dans la symphonie des « heures les plus sombres de notre histoire ». Contester cette philosophie, ça pique rapidement les yeux, voir au delà!
    -Quand je parle de philosophie libérale, je pense toucher le fond du conflit qui anime les blogs de vos amis et des miens. Le libéralisme, système de pensée qui vise la libre circulation des capitaux, des hommes et des marchandises, a besoin de s’appuyer sur une certaine vision de l’homme pour garantir l’efficience de son fonctionnement. L’homme est, pour lui, avant tout individualiste et rationnel, c’est à dire qu’il oriente ses actions en fonction de calculs coût/bénéfice dans l’optique d’obtenir un résultat dont il pourra à titre personnel profiter. Et tout fonctionne comme ça et si ça fonctionne pas (comme en Afrique notamment) c’est qu’il doit y avoir une erreur mais, c’est pas grave, on va finir par y arriver. Les hommes, les femmes, les étrangers, les religieux, mais aussi la famille, les entreprises, les Etats, la Justice, tout ce qui est système de référence humain doit admettre ce statut anthropologique de l’homme!
    -Sinon…Ba sinon on vous y conduit! Au nom des droits de l’homme, de la démocratie, de la tolérance, on vous bombarde! C’est le progrès les amis (les libéraux et les gens de gauche sont incroyablement sur la même longueur d’onde quand il s’agit de faire progresser les pauvres opprimés orientaux)! En Irak, en Syrie, en Libye, des affreux dictateurs à virer, des révoltes populaires à encourager, pour la liberté des peuples! Puis… un chaos généralisé, des meurtres de masse, de grandes vagues migratoires, des cadavres d’enfants sur les plages…
    Il vous reste un peu de droit de l’homme en stock? On va en avoir encore besoin!
    Et c’est reparti, les frontières oppriment les hommes, les tuent, il faut libéraliser toujours plus et appeler ça la liberté. Mais oui voilà c’est ça, nous qui détestons les monopoles, et bien faisons une exception pour le bien être des peuples: ayons le monopole de la définition des concepts. La liberté sera la notre.

    Respectueusement,
    Marek

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    1. Bonjour,

      Merci pour votre commentaire.

      Je voudrais répondre sur deux choses. Effectivement, ce que je développe n’est que la théorie libérale classique. Je ne prétends pas innover sur ce blog. Celui-ci n’a qu’un seul but. D’abord me permettre d’écrire ma frustration du monde contemporain. Les premiers billets étaient assez injurieux et puis j’ai commencé à avoir quelques lecteurs, donc je me suis calmé. Quand j’ai le temps, j’essaye de commenter l’actualité selon le point d’un vue d’un libéral. Le but affiché c’est contrebalancer l’info social-démocrate belge, contrebalancer le MR qui se dit libéral mais qui est tout aussi libéral que je suis communiste (je le suis peut-être sur certains points, puisque je suis notamment « mutualiste »). Je ne me fais pas d’illusion quant à mon pouvoir de « contrebalancement », je ne prétends pas jouer dans la même catégorie que Le Soir ou La Libre Belgique, bien entendu.
      Tout cela pour dire, qu’effectivement, c’est du réchauffé. Mais c’est du réchauffé pour qui ? Vous, moi et les personnes ayant lu la théorie libérale. Quel pourcentage de la population représentons-nous ? Je ne suis pas sur qu’on arrive à 5%. Donc, c’est une petite goutte d’eau ce blog, mais une goutte d’eau quand même.

      Deuxième chose, la critique du bisounoursisme, si j’ai bien compris, de la théorie de la libre circulation des personnes. Si vous pensez que j’ai écris ce billet comme un hippie pense qu’il est citoyen du monde, que tout le monde est beau et gentil et que l’Humain ne peut forcément que s’aimer, vous vous trompez. Comme vous, je suis parfaitement au courant de l’hypocrisie du bombardement pour les Droits de L’Homme, j’ai bien noté dans cet article que c’est la faute des Occidentaux si ces pays sont déstabilisés. Bien sur, il y a les dictateurs, la corruptions. C’est une faute partagée, mais celle de nos démocraties est assez lourde. Il ne faut pas oublier le trauma du colonialisme, tant dans les mémoires, les revendications ou les frontières arbitraires ou dans les politiques type « Francafrique ». Bref, c’est un vaste sujet.
      Je ne crois pas que l’Homme est systématiquement fait pour s’entendre, je ne voudrais pas vivre dans quartier de salafiste, je considère les castes indiennes comme une connerie et l’excision des femmes africaines comme de la barbarie. Pas de bisounoursisme dans mon discours, pas d’idéologie hors-sol de la beauté de l’Humanité. Tout le monde n’est pas fait pour s’entendre et l’ouverture des frontières provoquera, j’en suis persuadé, quelques frictions culturelles. Par contre, je ne crois ni au grand remplacement, je ne crains pas pour ma culture, je ne crois pas que l’EI envoie des terroristes par centaines dans les réfugies (c’est pas pour ça qu’il n’y en a pas dans le tas, tout est possible).
      Par contre, je crois que ces gens ont le droit de quitter un pays en guerre et je crois quand sans la crainte d’y perdre sur notre sécu, il y aurait beaucoup moins de morts. Je ne suis pas contre les frontières, elles ont un rôle à jouer, même dans un État libéral, ne fut-ce que parce qu’on ne va pas faire entrer les terroristes, les assassins et que sais-je encore.
      Mais vous savez, avant la première guerre mondial, il n’y avait pas de passeport, on pouvait aller ou l’on voulait. C’est ça que je veux.

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  3. L’article, sentimental en diable est basé sur cinq contresens, faussetés et erreurs manifestes:

    1) citer levi strauss pour exprimer qu’il est normal qu’on se méfie de l’étranger c’est très bien, mais en déduire que cela signifie que l’on a le droit de vivre ou l’on veut au grès de ses préférences géographiques est un contresens: les migrations massives sont toujours percues comme des invasions et c’est normal, c’est humain. Se répendre de la sorte dans un anti racisme haineux est pathologique et faux. Il y a des frontières et des sentiments humains radicalement différents, les migrations massives les violent.

    2) attribuer à des citoyens occidentaux innocents la mort par noyade d’inconscients qui se livrent à des trafiquants d’esclaves avec l’argent de leur famille ou qui font du canot pneumatique avec femme et enfants sans précautions ni prudence est un non sens complet. Je crois moi que ces migrants sont directement responsable de leur mort et de celle qu’ils ont provoqué. Ce père dont la main a glissé et qui accuse les sociaux démocrates européens est directement responsable de la mort de son fils: il devrait être poursuivi !

    Que n’aurait on dit si ce noyé avait été récupéré sur le sol grec; et bien c’est en Turquie que le drame a eu lieu. Erdogan lui aussi (seriez vous turc?) s’en prend à la social démocratie européenne, alors qu’il ne controle ni la baignade sur ses plages ni le trafic de pétrole et d’esclaves que mène l’etat islamique sur son propre sol !

    Trop c’est trop ! Ces accusations sont insupportables ! #notguilty #noway

    3) La présence massive de migrants sur le sol européeen est le signe de la faillite du non interventionnisme mondial à la suite du soit disant échec américain en Irak. Le drame auquel nous assistons est directement lié au départ des troupes américaines d’Irak, réclamées à corps et à cri pour toutes les opinions pendant dix ans ! Tout ce qui a justifié l’intervention de 2003 s’est produit: état voyou, incapacité du voisinage (voyez la turquie par exemple), fanatisme, guerre sunnite chiite. Seule une armée occidentale pouvait arrêter ça. Ce n’est pas la sécurité sociale qui fait fuir ces populations : ils ne font que suivre plus lâche qu’eux ! Mieux, si c’est au pays des lâches qu’on vit le mieux, allons y !
    Obama est le grand responsable militaire du désastre: en Syrie et en Irak. Merci Hussein !

    4) le refus d’accueillir les migrants est majoritaire à droite, alors que la gauche drague tout son peuple avec le slogan « pour moi c’est oui ». Avoir des camps de réfugiés sur son sol est bien sur un prétexte de plus de socialiser davantage la société et le contre sens libéral sur l’immigration est ici absolu et à pleurer.
    Bien sur que la gauche veut des réfugiés: accoutumés à l’assistance il remercieront les généreux donateurs en votant pour eux dés qu’il pourront (le plus tôt possible). Au passage, appauvri et désespéré le reste du peuple peut lui aussi commencer à s’habituer à vivre dans des camps. Les migrations c’est un système de camping généralisé: le goulag pour tous après paupérisation de tous, voilà le socialisme.

    5) Il y a un cinquième contresens: les yeux mouillés vous regrettez la vie en Afrique ou sous les bombes en Syrie: ces peuples qui fuient la guerre et la misère en sont porteurs et l’installent avec eux quand ils s’installent induement dans des pays ou ils ne pourront pas vivre. Partout l’immigration est porteuse et pour de longues périodes de chomage et de violence: c’est la grande leçon de l’immigration africaine en France, qui fut une erreur géopolitique et un échec patent. Il nous faut arrêter ces flux injustifiés, inutiles et destructeurs et pour commencer réaliser son caractère massif et menaçant. Nous y sommes.

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    1. Vous faites un contresens par point. C’est super d’essayer de lire entre les lignes mais c’est un fail intégral. Toute votre réponse est basée sur 5 hommes de paille, c’est une vraie réussite de ce coté là. Vous avez projeté vos propres craintes et détestation sur ce texte et vous n’avez visiblement pas compris ce qui y est dit.

      Je n’ai dit, prétendu ou pensez la moitié de ce que vous dites. Et je ne vais pas perdre mon temps à vous répondre, la plupart des gens ayant lu ce texte l’ayant mieux compris que vous.

      Mais merci d’avoir essayé.

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